La fonction d’encadrement est déterminante dans le fonctionnement de tout collectif de travail. Dans un contexte marqué par la complexité croissante de l’exercice des politiques publiques, le rôle des encadrantes et encadrants de la fonction publique s’avère stratégique, notamment dans leur capacité à donner du sens et à fédérer les équipes autour de valeurs et de projets communs.

Le guide de l’encadrante et de l’encadrant s’adresse à tous les encadrants de la fonction publique pour leur apporter des repères, des conseils méthodologiques, des réflexes, pour agir dans une diversité de situations.
Ce guide ne prétend pas répondre de manière exhaustive à la totalité des situations – par nature hétérogènes – auxquelles peuvent être confrontés les encadrants.
De même, il serait prétentieux d’imaginer réduire en quelques fiches l’intégralité de la production intellectuelle, de la pensée universitaire notamment, sur la question de l’encadrement. Afin de réaliser ce guide, des choix ont été opérés et ont conduit à résumer parfois certaines de ces pensées et à retenir les réflexions qui ont semblé être les plus utiles.
Le style direct du guide, qui a été privilégié, ne signifie pas que les fiches du guide sont des feuilles de route à suivre étape par étape. Il appartiendra à tous les encadrants de s’approprier ce guide, en s’inspirant des bonnes pratiques et des clés de succès et en se gardant des écueils à éviter, qui figurent dans les fiches.
Le guide n’a en conséquence pas pour vocation d’être lu in extenso mais plutôt fiche par fiche, selon les…

Guide de l’encadrante et de l’encadrant dans la fonction publique 1.54 MB 52 downloads

Le guide de l’encadrante et de l’encadrant s’adresse à...

 

Le bureau de la CNSIS s’est réuni ce jeudi 19 janvier 2017. Cette réunion avait pour ordre du jour la présentation par les services de la DGSCGC des réponses faites par les SDIS suite au questionnaire transmis sur l’application de la fin des mesures transitoires de la filière SPP.

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MESURES TRANSITOIRES DE LA FILIERE POINT D’ETAPE 494.63 KB 4 downloads

Le bureau de la CNSIS s’est réuni ce jeudi 19 janvier 2017. Cette réunion avait...

Le Président de la CNSIS, Mr Richeffou explique que cette réunion se tient tant sur la demande du ministre de l’intérieur et des PCASDIS. En effet, le constat semble cohérent, si rien n’est fait avant 2020 « on va droit dans le mur ».

À ce jour, 75 SDIS ont répondu à ce questionnaire.

Le constat :

  • Les points récurrents constatés sont que le vivier qui devait bénéficier de mesures de promotions pour continuer à exercer les fonctions après la fin des périodes n’a pas encore été « vidé » dans sa totalité.
    De plus, il est constaté des variantes selon les départements et également selon les grades et missions. L’impact majeur est sur les grades de caporaux, caporaux chefs, sergents et adjudants.
  • Les catégorie B et A sont très faiblement impactés par des problématiques de « faisant fonction ».

Seuls 53% des agents qui effectuent une mission inadaptée à leur grade ont été nommé au grade correspondant.

Pire, des SDIS précisent dans leurs réponses qu’ils n’ont pas l’objectif de nommer les agents par soucis financier, managérial.

Selon les perspectives présentées, 2200 sergents et 800 adjudants devraient ne pas être nommée au 1er janvier 2020.

Il faut également constater un manque d’attractivité du LT2 lié à une rémunération équivalente à un adjudant, la NBI en moins.

Pour la CFDT, le constat d’échec de cette filière est flagrant. La mise en œuvre des recrutements (examens professionnels des LT2, concours de sergent) n’affiche pas les attentes souhaitées.

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Présentation de l’enquête Mise en œuvre de la réforme de 2012 0.00 KB 3 downloads

SOMMAIRE Présentation de l’enquête Objectifs de l’enquête Méthodologie Résultats...

La CFDT a toujours dénoncé ces éléments qui sont mis au jour par ce questionnaire.
Il semble que l’espoir tant attendu de la nomination passerait par un passage en force mais de qui ?

La CFDT dit :

  • Non au prolongement des mesures transitoires,
  • Non à des demandes de dérogations,
  • Oui à l’application des textes,
  • Oui aux nominations de tous les faisant fonction,
  • Oui à la réflexion d’une nouvelle architecture pour redonner l’attractivité des catégories C et B comme cela vient d’être fait pour la catégorie A.

Pour faire face à la menace terroriste, les sapeurs-pompiers de Normandie s’équipent de gilets pare-balles et de casques de protection balistique. Une recommandation du ministère.

Depuis le 1er décembre 2016, les sapeurs-pompiers de la Manche ont reçu des gilets pare-balles et des casques de protection balistique (des casque militaires en métal, ndlr), pour faire face à la menace terroriste et être équipés en cas d’attentat. « La menace évolue, nous devons nous adapter », précise à Normandie-actu le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Manche.

Déjà en place dans la Manche

C’est sur une recommandation de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, que les SDIS de toute la France peuvent s’équiper.

Attention, nos missions n’ont pas vocation à changer, nous intervenons pour extraire les victimes dans une zone particulière tenue et reconnue par les forces de l’ordre, indique le SDIS de la Manche. Mais comme nous sommes le premier maillon de la chaîne de secours, cet équipement est une protection supplémentaire. Les sapeurs-pompiers ne doivent pas s’exposer aux risques.

Cet équipement est similaire à celui des forces de l’ordre. Le casque comme le gilet pare-balles peuvent permettre aux secouristes, par exemple, d’éviter une balle perdue.

Par ailleurs, il n’y a pas un équipement pour chaque sapeur-pompier de la Manche, « le but est d’équiper les sapeurs-pompiers qui travaillent le jour J. En espérant que ces équipements ne serviront jamais… »

Les autres SDIS de Normandie se préparent

En Seine-Maritime, le SDIS a aussi reçu ses gilets pare-balles et ses casques. Trois centre de secours du département en seront équipés.

Dans l’Orne et l’Eure, les sapeurs-pompiers devraient recevoir ce nouvel équipement au cours de l’année 2017.

Dans le Calvados, la commande de gilets pare-balles et de casques de protection balistique n’est, pour le moment, pas à l’ordre du jour.

Nous n’avons pas prévu de nouveaux équipements pour le moment. Mais comme tous les SDIS de France, nous nous entraînons et effectuons des exercices pour préparer une situation comme celle du Bataclan par exemple, explique le service communication du SDIS du Calvados. En cas d’attentat, ce qui est le plus difficile, c’est la gestion de nombreuses victimes dans la simultanéité. Il faut agir vite et en peu de temps.

Les SDIS invitent par ailleurs les citoyens à se former aux premiers secours, afin de pouvoir aider tout un chacun en cas d’attentat.

 

Le décret concerne les personnes s’engageant dans des réserves (militaire, sanitaire, de sécurité civile, citoyenne…), les maîtres d’apprentissage et les bénévoles dans les associations.

Volontaires, réservistes, bénévoles, maîtres d’apprentissage, votre activité est désormais reconnue et transformable en heures de formation financées par l’État.

Les personnes justifiant d’au moins six mois de service civique par an, de 90 jours pendant une année de réserve militaire opérationnelle ou sanitaire, de sécurité civile, citoyenne, de 200 heures de bénévolat dans des associations…, elles peuvent acquérir jusqu’à 20 heures de formations chaque année, à condition qu’elles soient liées à leur activité.

Ce dispositif a été créé par la loi El Khomri, dite “loi travail“. Il s’appelle le Compte engagement citoyen (CEC) et s’inscrit dans le cadre du Compte personnel d’activité (CPA), qui comprend également le Compte personnel de formation et le Compte pénibilité. Le gouvernement estime le coût de la mesure à 46 millions d’euros par an.

Le Compte engagement citoyen est censé faciliter la reconnaissance des compétences acquises à travers ces activités, notamment dans le cadre de la validation des acquis par l’expérience (VAE).

Un décret publié le 30 décembre 2016 est entré en vigueur le 1er janvier 2017 pour préciser les conditions d’application. Les heures effectuées par les personnes en réserve ou en service civique seront automatiquement recensées sur le dispositif.

En revanche, les bénévoles exerçant une activité dans des associations devront elles-mêmes déclarer leurs heures avant le 30 juin sur le site du CPA (encore inactif). Les associations devront ensuite valider les informations auprès de la Caisse des dépôts.

Le texte ne prévoyait pas au départ d’inclure les retraités dans le compte engagement citoyen, puisqu’il était censé se clore à la fin de la vie professionnelle. Mais les députés ont obtenu que la fermeture du compte soit automatique à partir du décès de la personne, permettant ainsi aux pensionnés d’en bénéficier, au même titre que les indépendants, les salariés et les fonctionnaires.

 

Une semaine après l’incendie du refuge de Sarenne, près de l’Alpe d’Huez, son propriétaire Fabrice André est amer vis-à-vis de l’intervention du SDIS.

Ce sont dix-sept ans de travail et 1,7 million d’euros d’investissement qui sont partis en fumée. Mardi dernier, le 27 décembre, le refuge de Sarenne, près de l’Alpe d’Huez, est parti en fumée. C’est un incendie accidentel, selon l’enquête, qui a eu raison de ce bâtiment expérimental et innovant de 1.000 m² qui était réputé être 100% écologique.

La construction du refuge était décriée, mais selon l’enquête et le propriétaire Fabrice André, la cause de l’incendie est accidentelle. “Une des hypothèses et la plus plausible” explique-t-il, ce sont “les cendres [non-incandescentes] que j’ai mises dans ce récipient métallique“, “Le seau de braises sous l’effet du vent a peut-être pu basculer” et les cendres auraient pris sous l’action du vent.

L’ingénieur-inventeur est en tout cas très critique sur l’intervention des pompiers, sur laquelle il espère obtenir des explications. D’abord sur la mobilisation de la caserne de Moirans : ‘Comment se fait-il qu’on fasse venir des camions de pompiers de Moirans ? Est-ce qu’on ne pouvait pas faire venir des camions de pompiers de l’Alpe d’Huez?

Qu’on envoie des camions de pompiers à 2000 mètres sans chaînes en période hivernale, c’est quand même un peu particulier

Surtout, il a été obligé de secourir l’un des camions de pompiers au volant de son 4×4 pendant que le refuge brûlait. “Le deuxième camion de pompiers est arrivé et a glissé gravement. Résultat:  il est venu percuter la voiture des gendarmes et il est resté dans le talus. Il y avait déjà un camion de pompiers qui était arrivé mais qui n’avait pas le tuyau assez long pour aller pomper l’eau dans la réserve.”

Qu’on envoie des camions de pompiers à 2000 mètres sans chaînes en période hivernale, c’est quand même un peu particulier”, conclut-il. Contacté, le SDIS 38 n’a pas donné suite à nos sollicitations.


Polémique sur l’incendie du refuge de Sarenne

@France3 Alpes

Lorsque le pompier de Saguenay François Grenier a entendu l’alarme résonner à la caserne de La Baie dans la matinée du 7 octobre 2013, il ne savait pas que dans les minutes suivantes il aurait à traverser l’enfer dans un «piège à pompiers» et que sa vie professionnelle s’interromprait pendant trois ans.

Cette vie professionnelle, elle a repris le 18 décembre lorsqu’il a complètement réintégré ses fonctions après des mois de souffrances physiques et morales.

En entrevue au Quotidien au lendemain de son retour, ce citoyen originaire de la région de Québec, formé à l’École des pompiers de Laval et embauché au Service des incendies de Saguenay depuis 2003, a vécu toutes sortes d’événements dans sa carrière. Mais jamais il ne se serait douté de ce qu’il allait vivre ce jour d’octobre 2013.

«Nous avons reçu un appel pour un incendie dans le sous-sol d’une résidence longeant la route 170. À ce moment, j’étais lieutenant par intérim. En arrivant sur les lieux, un voisin nous informe qu’il pourrait y avoir quelqu’un au sous-sol de la maison», explique M. Grenier.

Très rapidement, lui et son collègue se dirigent vers le sous-sol de trois pièces à la recherche de la victime potentielle en ouvrant chacune des portes d’accès.

Piège à pompiers

Ce n’est qu’en ouvrant la troisième porte que Grenier subit les effets d’un véritable piège à pompiers. Le propriétaire de la résidence, voulant s’assurer que sa maison serait complètement détruite, avait trafiqué trois bonbonnes de propane de 20 livres et une autre d’une centaine de livres afin qu’elles libèrent leur contenu, avant d’aller dans son garage pour commettre l’irréparable. «Lorsque j’ai ouvert la porte, ç’a produit un effet de cheminée en combinaison avec la cage d’escalier. Le gaz avait tout envahi. J’ai ramassé mon chum en me disant qu’il fallait sortir de là. On s’est dirigé dans les escaliers. C’était l’enfer total avec la présence des gaz, des flammes et de la fumée.»

En montant l’escalier, M. Grenier croit avoir perdu ses esprits et s’est retrouvé sur le palier central, complètement désorienté.

En raison de la chaleur qui atteint les 1500 degrés, selon les estimations faites par la CSST, il entend le boyau de son système d’oxygène exploser. Il ne lui reste que quelques bouffées d’air dans son masque. Le mot que personne ne veut entendre est prononcé: «Mayday, Mayday». «À ce moment, je brûle vif, complètement désorienté. Je me dis que je vais mourir. Ça fait trop mal. Il faut que ça arrête.»

Ses collègues tentent d’entrer à deux reprises dans la fournaise et réussissent à l’atteindre en empruntant un cadre de porte. «J’ai senti de l’eau sur moi et une main qui venait à mon secours.»

Une fois sorti à l’extérieur de la maison en flammes, François Grenier est brûlé sur 35% de son corps, aux mains, aux bras ainsi qu’aux cuisses et au dos. L’une de ses mains est en lambeaux.

L’enfer qu’il vient de traverser sera troqué par un purgatoire consacré à sa guérison qui sera étalée sur trois ans.

Déterminé à reprendre le boulot

Les diagnostics sombres émis par ses médecins traitants n’ont pas découragé François Grenier dans sa détermination de reprendre le travail coûte que coûte après ses périodes de traitement, de réhabilitation et de réadaptation.

Celui qui, depuis son plus jeune âge, n’a jamais envisagé d’autre carrière que celle de devenir pompier avoue que les trois dernières années ont été difficiles. Immédiatement après l’incendie, M. Grenier a séjourné une cinquantaine de jours au Centre des grands brûlés de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec pour y subir cinq greffes de la peau. Son poids a diminué d’une cinquantaine de livres.

«Les médecins me disaient que le pronostic était sombre quant à mon avenir comme pompier. Ils ont songé à amputer une de mes mains. Les plasticiens ont sauvé ma main noircie». Il avoue après coup qu’il n’avait pas besoin d’entendre qu’il ne retournerait jamais à son poste de pompier puisqu’à l’époque son besoin était de consacrer ses énergies à sa guérison complète, et ce, même s’il ignorait complètement qu’il devrait faire une pause de trois ans pour sa guérison.

Il séjourne pendant six mois et demi au Centre François-Charron pour se consacrer à temps complet à des traitements en physiothérapie, en ergothérapie et en psychologie. Son retour dans la région passe par le centre Le Parcours de Jonquière en réadaptation.

Au plan psychologique, M. Grenier a subi des blessures qui lui font revivre l’événement lors de cauchemars. Le support de ses proches Candide Grenier, Jean-Louis Labrecque et son frère Alexandre l’aide énormément tout comme l’appui de ses collègues.

Interrogé afin de savoir s’il a éprouvé un sentiment de colère envers celui qui l’a piègé, Grenier avoue que ce n’est pas le cas. «Je suis un gars positif. Je n’ai pas vécu l’étape de la colère. Je me suis consacré totalement à ma réadaptation et je n’ai pas eu de colère envers cet homme qui, de toute façon, est décédé.»

Aujourd’hui, M. Grenier remercie la direction du Service des incendies de Saguenay de lui avoir permis un retour progressif au travail au cours des six derniers mois. Même si son entrée dans un bâtiment en flammes lui a rappelé plein de souvenirs, le pompier est pleinement fonctionnel dans les tâches qu’il a à accomplir. Il tient à souligner la solidarité dont a fait preuve l’ensemble de ses confrères, en particulier Mick Tremblay, Dave Houde et Jean-Philippe Boivin, qu’il qualifie de frères d’armes. Des remerciements sont adressés également aux équipes soignantes de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, au Parcours de Jonquière, au Syndicat des pompiers et à son président Sylvain Côté de même qu’au personnel de la CNESST.

«Il était et restera un des piliers de notre centre de secours». C’est encore bouleversé par la disparition du Lieutenant Pascal Hodeau, décédé samedi soir lors d’un accident de la route, que l’Amicale des sapeurs-pompiers de Milly-la-Forêt et le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Essonne ont lancé ce lundi une collecte solidaire sur Internet.

«Nous souhaitons apporter tout notre soutien à sa famille dans cette épreuve au combien douloureuse. Samedi soir, une tragédie nous a frappés avec une violence inouïe. Notre frère d’armes a perdu la vie en accomplissant sa passion existante depuis son premier jour d’engagement au sein du Sdis 9 », ont écrit sur le site participatif Leetchi ses collègues.

Ce père de trois enfants travaillait comme logisticien sur la plate-forme départementale du Sdis, à Lisses. Engagé depuis des années comme sapeur-pompier volontaire, il est décédé la veille de Noël alors qu’il se rendait sur un feu de cheminée. Selon les premiers éléments de l’enquête, le véhicule aurait mordu le bas-côté de la route, avant de se renverser sur le côté droit. La partie avant, où Pascal Hodeau se trouvait, a été écrasée par le choc.

En quelques heures, une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel des pompiers. Sur les réseaux sociaux, les hommages continuent d’affluer.

Les messages et dons, libellés à l’ordre de : Amicale SP Milly peuvent être adressés à : Amicale des sapeurs-pompiers de Milly-la-Forêt, pour Pascal, avenue du Général-Leclerc 91490 Milly-la-Forêt. E-mail : amicalespmilly@gmail.com