Alexandre Pissas, président du conseil d’administration du Sdis, revient sur les inquiétudes des pompiers gardois.

Alexandre PISSAS : Dans le Gard, un problème de personne à la tête du CHU et du Sdis empêche la mise en place de cette plateforme.

Ce samedi, les pompiers ont tenu des propos forts contre les élus lors de la Sainte-Barbe. Comprenez-vous cette crise de confiance ?

 
 

Je ne suis pas choqué par ce qu’ils disent ou ce qu’ils ont fait lors de leur grève car ce sont de grands enfants (NDLR, l’interview a été donné avant l’agression de pompiers lundi soir). Ils estiment qu’il y a un manque à la parole donnée car j’ai retiré de l’ordre du jour du conseil d’administration la hausse de 1 % de la contribution communale.

On est les seuls en France à ne pas l’augmenter depuis trois ans. J’étais contre ce retrait de ce point du protocole d’accord à l’ordre du jour du conseil d’administration du Sdis (NDLR, Service départemental d’incendie et de secours). Quand les pompiers se disent trahis, je les comprends. Procida et Burgoa (NDLR, élus d’opposition au conseil départemental) ont mis la pression au président du conseil départemental. Denis Bouad m’a donc demandé de retirer ce point.

Que pensez-vous de la gestion de crise du président du Département ?

Quand il a été élu président, Denis Bouad n’avait pratiquement pas eu d’expérience des sapeurs-pompiers car il ne siégeait pas au Sdis. Avant mon interlocuteur était Damien Alary qui avait cette connaissance. Denis Bouad a découvert. La première année, il a voulu baisser le budget de 4 M€. On l’a convaincu de ne pas le faire donc il a baissé de 2,5 M€. Lors de la grève, j’ai été solidaire avec la politique du président du Département. Il est repassé à 42 M€ au niveau de sa contribution.

Mais quel rôle avez-vous joué durant la grève ?

Je vois où vous voulez en venir sur ma promiscuité avec les pompiers que j’ai moi-même recrutés. Je suis président du Sdis depuis 2008, une fonction qui me plaît. J’ai investi du temps avec enthousiasme, quitte à me bouffer la vie. Durant le conflit, j’ai prévenu mes collègues du Département qu’il ne fallait pas que ça dégénère. Certains élus n’ont pas la connaissance du Sdis. Personne, y compris moi-même, n’avait rien à gagner en pourrissant la situation.

Les pompiers craignent des problèmes de garde début 2018. Partagez-vous cette inquiétude ?

Je ne vois pas tellement de problèmes de garde. Le fait qu’il n’y ait pas de hausse de contribution communale entraîne un manque à gagner de 280 000 €… sur un budget de 90 M€. Dans le cadre du protocole d’accord, nous avons prévu d’atteindre d’ici fin 2019 673 professionnels. En juillet dernier, j’ai décidé de recruter 20 sapeurs-pompiers : la moitié en novembre et l’autre en février. Nous serons ce mois-là à 665 pros. Il faut trouver des candidats, prendre le temps de les former. Trois à quatre pompiers ont été recrutés par mutation.

Et pour la future caserne de Nîmes-Ouest ?

On ne va pas mettre que des volontaires. Nous attendons les éléments de la part de la direction du Sdis. Il faut voir notamment la sectorisation. Les pompiers et le président du Département sont d’ailleurs mécontents de la direction car il manque pas mal de lisibilité. Je considère qu’il faut que l’encadrement prenne sa fonction de dirigeant.

Récemment, vous estimiez qu’il fallait revoir le fonctionnement du Sdis. Pourquoi ?

En 2010, je voulais voir plus clair dans les finances du Sdis et je le disais déjà dans Midi Libre. Je n’ai guère progressé sur ce dossier. Par exemple, j’ai des difficultés à comprendre que les travaux qui peuvent se faire en régie passent par des entreprises privées. Il nous faut aussi de la lisibilité sur les statuts des pompiers volontaires et professionnels. Nous comptons 2 500 volontaires dont 559 “provol”, des pros qui sont aussi volontaires. Il ne faut pas que ce soit des heures supplémentaires. Normalement, un pro doit être volontaire dans un autre centre de secours. La direction du Sdis doit vérifier si c’est le cas. Nous sommes le 7e Sdis le plus cher de France, donc il faut revoir ce problème d’organisation.

Comment allez-vous renouveler le parc de véhicules vieillissants ?

Nous avons prévu les achats de matériels dans le cadre d’un plan pluriannuel. Au sujet des finances, nous n’avons pas encore arrêté le compte administratif de 2017. Notre budget sera voté en mars. Je ne pense pas que le Sdis se trouve dans une situation économique si inquiétante. La chambre régionale des comptes nous a transmis ce vendredi son prérapport. J’espère qu’elle nous aidera comme ç’avait été le cas précédemment. Son rapport définitif sera connu en mai.

Où en êtes-vous des négociations avec l’Agence régionale de santé afin d’obtenir une compensation financière pour les missions des pompiers effectuées en substitution du Samu ?

Ce combat, je le mène depuis longtemps. Il y a quelques années, si je n’avais pas eu le soutien des pompiers, le Sdis n’aurait pas pu récupérer de l’ARS 3,5 M€. J’avais réclamé 19 M€ ! Sur ce dossier, je fais confiance au préfet pour obtenir la compensation. Mais je trouve que ça traîne.

Êtes-vous d’accord avec M. Bouad quand il veut créer une plateforme commune pompiers/Samu ?

 

En 2008, dans le cadre d’une mission sur la sécurité, j’avais pu faire le tour de France. J’ai constaté les réussites de plateforme comme en Haute-Savoie où on trouve ensemble pompiers, Samu, médecins généraliste, gendarmes, police. Dans le Gard, un problème de personne à la tête du CHU et du Sdis empêche la mise en place de cette plateforme.

Nouvel épisode dans le feuilleton des possibles disparitions des casernes de pompiers d’Issé et Saint-Vincent-des-Landes avec la lettre du Sdis 44 reçue le 4 décembre. | Ouest-France

Les élus d’Issé et de Saint-Vincent-des-Landes réagissent au courrier de la direction du Service départemental d’incendie et de secours de Loire-Atlantique. Le Sdis souhaite que les sapeurs-pompiers d’Issé et de Saint-Vincent-des-Landes rejoignent les unités de Châteaubriant et Treffieux.

Dans un communiqué, les maires d’Issé, Michel Boisseau, et de Saint-Vincent-des-Landes, Michel Moreau, font part du « choc » suscité par un courrier reçu le 4 décembre 2017 de la part de la direction du Service départemental d’incendie et de secours de Loire-Atlantique (Sdis). Voici leur communiqué, intitulé : « Pompiers Issé – Saint-Vincent-des-Landes : choc pour les élus »

Les actions menées régulièrement depuis trois années par les pompiers des centres de secours concernés et par les élus locaux, pour le maintien d’un vrai service de proximité sont restées vaines.

En date du 27 octobre 2017, le courrier adressé par la Communauté de Communes Châteaubriant-Derval et cosignée par les 26 maires, demandait « une prochaine réunion de concertation » (qui avait été promise lors de la présentation des orientations stratégiques le 17 janvier 2017 dernier). Les élus attendent toujours cette réunion de concertation.

La lettre de réponse du SDIS reçue le 4 décembre 2017 en mairie, annonce le souhait de la Direction du SDIS : « Ces sapeurs pompiers (23 à Issé et 24 à Saint-Vincent-des-Landes) seront fortement incités à rejoindre les unités de Châteaubriant et Treffieux afin de renforcer les équipes actuelles. »

Pour éviter toute interprétation sur la teneur de ce courrier, celui-ci est consultable à l’accueil des mairies et sur le site internet de la mairie d’Issé et le site internet de Saint-Vincent-des-Landes.

La direction des pompiers du Nord avait attaqué les syndicats de pompiers devant les tribunaux pour qu’ils retirent les inscriptions sur les façades des centres de secours et des engins. Le SDIS réclamait la suppression des affiches et des appels à la grève sur le net. La justice n’a suivi aucune de ses demandes et donne raison aux syndicats. Une médiation entre la direction et ces derniers devrait être menée dans les jours qui viennent. En attendant, les inscriptions sur les camions et les façades restent en place.

La direction des pompiers du Nord avait attaqué les syndicats de pompiers devant les tribunaux pour qu’ils retirent les inscriptions sur les façades des centres de secours et des engins. Le SDIS réclamait la suppression des affiches et des appels à la grève sur le net. La justice n’a suivi aucune de ses demandes et donne raison aux syndicats. Une médiation entre la direction et ces derniers devrait être menée dans les jours qui viennent. En attendant, les inscriptions sur les camions et les façades restent en place.

Face à la cour d’assises de Haute-Savoie, les trois pompiers victimes d’un guet-apens le 24 juin 2015 relatent avec effroi leur terrible nuit d’angoisse, durant laquelle tous ont failli mourir.

“Etre pompier bénévole, c’est une passion. On est pas là pour se faire tirer dessus” lance Coralie Magniez âgée de 32 ans à peine, comme le rapportent nos confrères du Parisien dans leur édition du 14 décembre.  Face au juge, la jeune femme témoigne de cette nuit d’horreur du 24 juin 2015, durant laquelle sa vie a basculé, ainsi que celle d’ Eric Pilato et David Rouet, deux autres pompiers. Cette nuit-là, à 3H20 du matin, l’équipe prend en charge un homme blessé par plusieurs coups de couteaux. Alors que le véhicule de secours se dirige vers l’hôpital, une clio les suit afin de “ finir” le boulot. D’un coup, la voiture des agresseurs heurte un terre-plein et stoppe sa course. Eric Pilato fait alors arrêter l’ambulance pour aller porter secours aux passagers de la voiture : “Je me suis dirigé vers la voiture. J’ai vu qu’il y avait trois hommes cagoulés à l’intérieur. Le conducteur est sorti avec une arme de poing. J’ai compris que ça allait mal se passer” lance le pompier avant de poursuivre son récit : “J’étais à deux mètres de lui à peine. Il a visé et il a tiré. J’ai senti un souffle au niveau de ma tête. Quelque chose est passé dans mes cheveux, je suis sûr que c’est une balle qui m’a frôlé” lâche-t-il.

Même scénario pour David Rouet, qui du haut de ses 34 ans s’est également retrouvé face au tueur : “Il m’a mis en joue, j’ai levé les mains et j’ai reculé en lui disant : Fais pas le con”. En une seconde, le sergent a vu défilé sa vie, a pensé à sa “femme” et à ses “ enfants“, passant du statut de  “secouriste” à celui ” qui se fait agresser“. Dans le véhicule toujours à l’arrêt, Coralie Magniez ne parvient plus à bouger, ” terrorisée et tétanisée“. Après avoir entendu un deuxième coup de feu, la jeune femme quitte le véhicule pour aller se cacher avec ses collègues. Les tueurs tentent d’achever la victime et incendie le véhicule des pompiers.L’intervention d’un chauffeur routier permet au blessé d’être extirpé des flammes juste avant que la clio ne revienne pour “ écraser” les pompiers. Une “scène de guerre” surréaliste, un plongeon dans l’angoisse pour ces trois pompiers en état de “ stress aigu” comme l’a confié une experte psychologue.

Pour autant pas question pour les trois pompiers de changer de métier : ” Je suis toujours pompier, même si cela n’est pas facile tous les jours” confie Coralie Magniez, suivie par un psychologue depuis cette terrible nuit et qui attend le verdict des jurés vendredi avec impatience.

Source : Closer

Le jour de la cérémonies de ses adieux aux armes, le chef d’état major de la marine, l’amiral Joire Noulens a livré aux futurs officiers de marine les leçons essentielles de management qu’il retenait de son expérience. C’était en 1976, cela n’a pas pris une ride.

“Votre grade, vos fonctions, vos connaissances vont vous donner autorité sur des hommes. Cette autorité, vous avez non seulement le droit, mais aussi le devoir de l’exercer. Mais n’oubliez jamais qu’en tant qu’hommes, ils vous valent.

Vous vous trouvez dans des circonstances où il s’agit de punir. Vous devez le faire mais considérer le fait d’y être conduit comme un échec personnel.

Vous admirez les chefs qui se font aisément obéir et sont estimés de tous. Certains sont familiers et truculents, d’autres d’une froideur distante. N’imitez pas le comportement : les subordonnés, même les plus humbles sentent la fausseté d’une attitude factice, et y sont sensibles.

Ne faites pas retomber sur vos subordonnés une mauvaise humeur qu’ils n’ont pas provoquée. Vous avez droit à trois colères par an dont deux simulées.

Si vous savez déléguer à un personnel que vous avez bien formé, vous savez commander.

Ne donnez jamais un ordre si vous n’avez pas à la fois la volonté et les moyens de le faire appliquer (le code de la route est le modèle de ce qu’il ne faut pas faire !).

Ne laissez pas ignorer à un subordonné ce que vous pensez de ses actions : faites des observations ou des compliments, quand il y a lieu.

Toutes les fois que cela est possible, expliquez à vos subordonnés les raisons de vos décisions : connaissant votre mécanisme de pensée, ils réagiront, si vous êtes empêché, comme vous l’auriez fait.

L’indiscipline suprême consiste à exécuter un ordre sans avoir, au préalable, exposé à vos chefs, s’il n’y a pas urgence, les faits et les arguments qui, à votre avis, leur ont échappé. Si, après vous avoir entendu, ils maintiennent leur ordre, vous devez bien entendu, l’exécuter sans réticence.

Il y a deux attitudes quant à la confiance à accorder à ses subordonnés : la leur donner à priori, quitte à leur ôter s’ils ne s’en montrent pas dignes, ou bien attendre de les connaître pour la leur accorder. Cette dernière est mauvaise, car la défiance engendre la défiance, et vous ne sortirez pas de ce cercle vicieux.

Quand vous avez laissé un temps raisonnable pour exécuter un ordre, n’acceptez jamais l’excuse : « je n’ai pas eu le temps ! ». C’est une insolence, car cela signifie qu’il a jugé plus intéressant d’employer son temps à d’autres tâches que celles que vous lui aviez ordonnées.

Si vous savez exécuter une tâche vite et bien, faites-la exécuter par un subordonné. Vous perdrez du temps au début, mais vous en gagnerez beaucoup par la suite.”

Merci à @Christian Avezard de m’avoir transmis ce petit bijou.

Plusieurs casernes des alentours et 22 engins de lutte contre l’incendie, sont venus en renfort, afin de maîtriser le feu qui a été rapidement circonscrit, permettant de préserver le reste de la caserne. Dans la lutte contre ce sinistre, quatre sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés. Selon le Sdis 42, ils ont pu regagner leur domicile dans la journée. L’évaluation des dégâts se poursuit en lien avec les expertises des assurances.

“L’activité opérationnelle du centre d’incendie et de secours de Montbrison continue d’être assurée”

Dans un communiqué, le Sdis 42 assure que “les services techniques et les entreprises concernées ont pris les mesures de sauvegarde et de continuité nécessaires. L’activité opérationnelle du centre d’incendie et de secours de Montbrison continue d’être assurée.”

Les sapeurs-pompiers de Montbrison et l’ensemble des personnels du SDIS de la Loire se sont dits “très touchés des marques de sympathie et des nombreux messages de soutien qui leur ont été témoignés ce jour”.

Ce lundi matin, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, dans un communiqué, a adressé ses “voeux de prompt rétablissement aux sapeurs-pompiers blessés”. Il salue “l’ensemble des équipes mobilisées pour circonscrire l’incendie et renouvelle tout son soutien envers les sapeurs-pompiers volontaires et professionnels qui accomplissent chaque jour, partout en France, un travail exceptionnel au service de la population.”

Le président du conseil départemental de la Loire, Georges Ziegler, a tenu, lui aussi, à rappeler “tout le soutien du Département de la Loire au SDIS (Service départemental d’incendie de secours)”.

Dans un article posté sur sa page Linkedin le 29 novembre dernier, le Colonel Hervé Enard Directeur de l’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers dénonce les pratiques de certains SDIS et Sapeurs Pompiers Professionnels. Il apparaît que certains Professionnels chercheraient à faire baisser leur temps de travail pour différents prétextes afin d’aller par la suite effectuer des gardes comme Sapeurs Pompiers Volontaires.
Des SDIS en profiteraient pour ne pas avoir à payer d’heures supplémentaires et les sommes gagnées par les Sapeurs Pompiers Professionnels assurant des gardes de Volontaires échapperaient à l’impôt (les indemnités horaires (SPV) étant exonérées d’impôt sur le revenu).

D’autres informations sont à lire dans l’article du Colonel ENARD, en copie ci-dessous…

Hervé Enard Directeur de l’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers

Forces et faiblesses du double statut Sapeur-Pompier Professionnel/Volontaire

Les dispositions réglementaires ont consacré le principe du double statut sapeur-pompier professionnel/volontaire (SPP/SPV) par le décret n°99-1039 du 10 décembre 1999. On ne voit pas pourquoi la profession de SPP serait la seule qui n’autorise pas l’engagement citoyen de celui qui a envie de prolonger la passion pour son métier, ou tout simplement de faire preuve de générosité en accordant du temps à l’exercice du volontariat. Qu’un SPP puisse être SPV là où il habite, aider au fonctionnement du centre SPV en mettant à profit son savoir-faire et intervenir parce qu’il est disponible relève du bon sens.
Mais il convient déontologiquement d’encadrer cette pratique, notamment quand la garde postée SPV est autorisée par le SDIS concerné. La tentation de gardes supplémentaires pour un SPP est réelle. On a pu s’étonner des revendications de certains visant à faire baisser le nombre de gardes SPP, mais toujours prêts, par ailleurs, à rendre service autrement… Ce qui peut expliquer les discours bien différents selon les organisations syndicales, certaines mesurant la contradiction à défendre tout et son contraire.
Quand il n’y a pas de limite, le SPP peut enchaîner les gardes de SPP et de SPV, au prétexte que la position de SPV permet de se soustraire à la réglementation relative au temps et à la sécurité du travail. C’est dangereux pour lui et contraire à la volonté originelle du législateur désireux d’encourager et de protéger le volontariat.
De plus, la présence sous « multi-statuts » des agents SPP à la caserne peut générer l’ascendant d’un éventuel corporatisme professionnel au détriment des SPV qui se retrouvent parfois tenus à distance des postes de responsabilité voire des missions les plus prisées. Il n’est pas rare, en pareille circonstance, de constater que les fonctions de conducteur, chef d’agrès ou autres sont réservées sur le seul critère statutaire, au détriment parfois de la compétence.
Des SDIS l’ont compris, en n’autorisant pas les SPP à « monter » des gardes postées SPV. Ce sont souvent, par ailleurs, les mêmes qui tentent de limiter au plus le recours à ce mode d’organisation.
Le volontariat, ou plutôt son mode d’indemnisation, a aussi été largement utilisé pour « régler » rapidement des solutions, en le détournant de sa fonction première. Certains SDIS imposent le principe d’un engagement SPV simultanément au recrutement en qualité de SPP, quel que soit le grade. Cela s’avère bien opportun parfois :
  • Ainsi, des heures supplémentaires qui ne portent pas leur nom, des cours dispensés par les SPP (parfois officier) parce que cela coûte moins cher au service, le système s’exonérant des charges, le SPP/SPV s’exonérant parfois de l’impôt… Il existe pourtant la disposition réglementaire requise pour indemniser un fonctionnaire intervenant dans une formation.
  • Ainsi, des logements des SPP, pris en charge ou partiellement compensés par un montant de vacation SPV.
  • Ainsi, de la constitution d’une retraite complémentaire (PFR), sensée fidélisée des SPV, par des SPP qui n’ont nul besoin d’être fidélisés étant déjà attachés au service et qui parfois n’exercent aucune activité en qualité de SPV… Les « PFR » les plus importantes du système actuel risquent de bénéficier en premier lieu aux SPP en double statut…
En termes d’image ou de déontologie de notre profession, on peut mieux faire !
Utiliser, sciemment un système à des fins exclusivement mercantiles soulève également un problème d’éthique individuelle. Etre détenteur du statut de SPV est légal, bénéficier de ses avantages sans en exercer la fonction… est-ce moral ?
La passion qu’un SPP peut avoir pour son métier peut le conduire à en prolonger l’exercice. Mais il convient de veiller à ce que cette continuité ne devienne pas une condition même de l’activité professionnelle originelle.
Le volontariat pourrait y perdre son identité d’engagement citoyen, meilleur des remparts à une désastreuse assimilation à l’activité salariée.

Mais que ce passe-t-il au sein du SNSPP ? Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels est en mal de propositions ?

Après n’avoir plus aucune représentativité légale suite à sa mise à la porte de la Confédération Force Ouvrière (FO), ce syndicat (SNSPP) n’aurait-il plus qu’une seule idée : Chasser ses sorcières ?

D’abord le DDSIS de la Haute-Savoie : 

Et maintenant, voila que le bureau du SNSPP74 dévoile des informations de la CAPSPPNO du SDIS74 ! 

Mais qui est ce syndicat irresponsable, capable de dévoiler des informations confidentielles ?

Qu’elle est le finalité, le but de cette chasse aux sorcières?

Serait-ce un moyen d’exister ?

Ou peut-être de rebondir suite à la filière qu’ils ont voulu et soutenu et qui fait des ravages dans nos rangs. Ils ne sont pas content aujourd’hui d’une situation qu’ils ont défendu.

Je vous laisse répondre à ces questions en postant un commentaire ….

Sept syndicats du service départemental d’incendie et de secours du Nord, dont le représentant de la CFDT de la caserne de Maubeuge, sont poursuivis en justice par leur direction. Elle leur reproche d’avoir garni les véhicules d’urgence de messages et autres banderoles revendicatives lors de leur mouvement social.

«  Dans l’histoire du SDIS c’est une première, on n’a jamais vu ça  », lance un ancien responsable syndical d’une caserne sambrienne. Les pompiers parlent de «  honte  » et de durcissement du conflit social, le conseil départemental, lui, veut juste faire respecter la loi. Raison pour laquelle la direction du service d’incendie et de secours a assigné en référé sept syndicats devant le tribunal de grande instance de Lille. «  J’ai été notifié par un courrier d’huissier, l’audience devrait avoir lieu mardi  », révèle Jérôme Jouravel, pompier à Maubeuge et responsable de la CFDT, l’une des organisations syndicales visées par l’assignation.

Infraction pénale

On le sait depuis de longs mois, les pompiers du Nord ont entamé un mouvement social pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque d’effectifs. Dans le cadre de cette grogne, des banderoles et des messages de revendications ont été placés sur les fourgons d’incendie ou des ambulances. Une manœuvre que le SDIS ne digère pas.

« De nature à perturber la paix publique »

La hiérarchie avait déjà mis en demeure les syndicats. Cette fois, elle passe à la vitesse supérieure. «  Les textes reproduits sur les véhicules de fonction et les murs des casernes, et relayés sur internet, sont anxiogènes et de nature à perturber la paix publique, spécifiquement dans le contexte actuel  », est-il écrit dans l’assignation que nous avons pu consulter. Les syndicats avaient inscrit la mention « en grève » sur certains véhicules. «  Ces mentions suggèrent que les sapeurs-pompiers seraient susceptibles de ne pas accomplir leurs missions habituelles alors qu’en tout état de cause, leur capacité opérationnelle est maintenue, au besoin par réquisition.  »

Enfin l’avocat du SDIS rappelle que le fait d’inscrire des slogans ou des tags sur des véhicules constitue une infraction pénale pouvant être punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. Voilà les raisons qui ont conduit à cette action en justice.

Jérôme Jouravel accuse le coup. «  Nous n’avons pas le droit de grève, et ces moyens sont les seuls que nous pouvons utiliser pour alerter la population, alors qu’à Maubeuge dès l’année prochaine, on devrait avoir encore moins d’effectifs, les temps d’intervention risquent d’être plus long  », dit-il. Le leader de la CFDT attend de voir maintenant l’issue de l’audience mardi, si cette dernière est maintenue.

Etabli en 2012 par Nicolas Sarkozy et supprimé en 2014 par François Hollande, le jour de carence pour les fonctionnaires sera de nouveau effectif comme l’ont voté les députés cette nuit.
Il s’agit d’un jour qui sera défalqué en cas d’arrêt maladie, même court.

Les objectifs de ce jour de carence sont multiples : économies pour les finances publiques, baisse de l’absentéisme dans le fonction publique et surtout harmonisation des statuts entre le public et le privé. En effet, les salariés du privé, eux, subissent trois jours de carence, même si deux tiers des conventions collectives prennent en charge ces jours.