ARRÊTÉ RELATIF À L’ÉTABLISSEMENT DE LA LISTE DES CANDIDATS JUGÉS APTES À SUIVRE LA FORMATION D’ADAPTATION À L’EMPLOI DE CHEF DE GROUPEMENT DES SERVICES D’INCENDIE ET DE SECOURS AU TITRE DE L’ANNÉE 2018

La liste des 75 candidats jugés aptes à suivre la formation d’adaptation à l’emploi de chef de groupement des services d’ incendie et de secours au titre de l’ année 2018 est, sur proposition de la commission susvisée, arrêtée comme suit, par ordre alphabétique …

Un pompier professionnel âgé de 45 ans, Ritchie, a perdu la vie au cours d’une manœuvre, ce lundi peu après 16 heures.

C’est bien une triste nouvelle qui vient endeuiller la grande famille des pompiers. Alors qu’il effectuait une manoeuvre au sein de l’école départementale des pompiers du SDIS 74 à Epagny, il a été découvert inanimé, au pied d’un camion échelle.

Malgré les soins et les techniques de réanimation prodigués par ses camarades et une équipe médicale, le pompier est décédé.

À 23 heures, les raisons du drame restaient inexpliquées. Est-il tombé du haut de l’échelle ? A-t-il était victime d’un malaise cardiaque ? Pour le moment, aucune réponse officielle nous a été communiquée.

Adieu mon ritchie !! Fini d’entendre de nous parler sans cesse Du PSG , te voir arriver chaque garde avec ton velo électrique à 6h58 , manger ta spécialité : le steak haché haricot vert , de voir tes découpage Du Dauphiné tapisser les murs et Le foyer Du CSP , te voir traîner encore à 23h au bureau formation et réclamer chaque gardes tes bouteilles d’eau gazeuses !!! Eh oui tellement de petit choses que tes collègues de La A peuvent confirmer et qui nous manquerons tous !! Adieu l’ami .

Pendant 2 jours, une délégation de responsables de la Sécurité Civile marocaine a été accueillie par des membres du Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours de la Manche.

Cette délégation menée par le Lieutenant-colonel Adil RAIS , directeur adjoint de l’école nationale de la Protection civile de Casablanca, et composée de membre du service opération à l’état major, responsable de la salle de gestion des crises, commandant d’unité dans un centre de secours, responsable de la cellule de formation auprès du directeur général de la protection civile, ingénieur au service de formation du DGPC et d’un ingénieur informaticien avait pour but d’aider à la modernisation de la protection civile Marocaine.

Menée en collaboration avec la Direction de la Coopération Internationale, cette action a  abordé la présentation des systèmes de communication, de traitement de l’alerte, d’information et d’une école de formation Française de sécurité civile.

Après une visite du Centre de Traitement de l’Alerte et du CODIS, la délégation a poursuivi sa visite auprès de partenaires opérationnels du SDIS 50.

C’est avec fierté que le SDIS 50 a accueilli cette Délégation marocaine.

Dans les rangs des sapeurs-pompiers professionnels, il n’est pas rare de trouver des agents possédant un nombre relativement conséquent de spécialités techniques et opérationnelles acquises progressivement, dès le début de leur carrière. Cette diversité témoigne à la fois de la richesse du parcours professionnel des intéressés, que du degré d’investissement personnel exigé pour obtenir –  mais également pour recycler – les qualifications qu’ils détiennent.

Pour autant, est-il raisonnable de penser qu’un sapeur-pompier professionnel peut cumuler plusieurs spécialités techniques (RCH, RAD, IMP, PLG, SD) et surtout, conserver durablement un niveau de compétence acceptable dans chacune d’entre elles ?

Cette question mérite d’être posée, car les disciplines de tronc commun se sont déjà bien étoffées au fil du temps (SUAP, SAP-SR, DIV et INC) et elles demandent elles aussi de la part des SP de cultiver une démarche de maintien des acquis quasi-permanente et – force est de le constater – de plus en plus difficile à concilier avec leur rythme de travail ! 

La proposition qui est faite ici est de mettre brièvement à l’épreuve ce principe de polyvalence, en le confrontant à trois phénomènes aussi indépendants les uns des autres que difficilement contestables, qui sont :

  1. L’élévation constante du niveau de technicité (pluralité des domaines de compétences, connaissances importantes à accumuler, domination de la haute technologie, quelle que soit la discipline) ;
  2. Le déséquilibre entre T de formation/T de disponibilité, c’est-à-dire le volume exponentiel d’heures qu’il est nécessaire de consacrer (en théorie) à la formation au sens large, comparé au niveau de disponibilité décroissant des agents SPP (en pratique);
  3. L’opposition bipolaire entre polyvalence et complémentarité, c’est-à-dire le refus quasi-dogmatique d’une partie de la profession de chercher à trouver un équilibre entre SP « généralistes » et « spécialistes ».

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Cet après-midi à 13h10, les sapeurs-pompiers du SDIS59 ont été sollicités à Tourcoing, rue Nationale, suite à une rupture de canalisation de gaz. Alors qu’ils établissaient un périmètre de sécurité, une explosion s’est produite.

Le bilan fait état de trois sapeurs-pompiers blessés. Un agent Erdf a également été blessé légèrement.

Le contrôleur général Gilles Grégoire et le président du Sdis Jean-René Lecerf, régulièrement informés de la situation par le Codis, ont tenu à dire toute leur émotion et apporter leur soutien aux victimes.

Après contact avec le Samu, il ressort que les trois sapeurs-pompiers ont été classifiés UR (urgence relative).

En plus des SP sur place, le directeur départemental tient également à remercier les équipes du Samu, et leur responsable le Dr Goldstein, pour la prise en compte très rapide des victimes. Au plus fort de l’intervention, 42 sapeurs-pompiers étaient présents sur le site avec trois équipes Smur. Le directeur départemental adjoint, le colonel Spies, s’est également rendu sur les lieux de l’intervention.

Des équipes de Sauvetage-Déblaiement ont également été dépêchées su

r site pour sécuriser le bâtiment.

 

Un rapport intitulé « Impacts et prévention des risques relatifs aux fumées d’incendie pour les sapeurs-pompiers », rendu public il y a quelques jours, est source de remous chez les sapeurs-pompiers et leurs instances dirigeantes. Quels sont les véritables enjeux de ce document ?

Le rapport a fait l’effet d’une petite bombe dans le milieu de la sécurité civile et celui des sapeurs-pompiers en particulier. En tout cas, l’onde de choc a été suffisamment intense pour faire réagir le ministère de l’Intérieur alors en pleine gestion de crise de l’ouragan Maria. Intitulé « Impacts et prévention des risques relatifs aux fumées d’incendie pour les sapeurs-pompiers », le document issu de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) a été rendu public lundi dernier. Y est notamment dénoncé le risque accru d’apparition de maladies (cardiopathies, pneumopathies) et de cancers chez les soldats du feu français, en lien avec le manque cruel de certaines mesures de précaution et de prévention.

D’après le rapport, ces maladies seraient surreprésentées chez les sapeurs-pompiers du fait de leur exposition consécutive à des éléments volatils délétères pour la santé, qui se déposent notamment sur les EPI (équipements de protection individuelle) suite aux missions de lutte contre le feu. Phase de déblai réalisée sans ARI (appareil respiratoire isolant), protection respiratoire inexistante lors des feux de forêt, exposition intense et durable aux fumées froides ou aux gaz de combustion pour les formateurs incendie opérant dans les caissons et autres maisons à feu… Autant d’activités moins prestigieuses que l’emblématique lutte contre le feu d’habitation – pour laquelle les sapeurs-pompiers sont correctement protégés – mais qui génèrent, par manque de protections individuelles adéquates, des risques pour la santé potentiellement très graves.

Dénoncée depuis de nombreuses années par les syndicats, la réalité de certaines conditions de travail des sapeurs-pompiers semble cette fois-ci avoir fait mouche.

 

Des conclusions controversées

 

Bien que rendu public en septembre, ce rapport est pourtant daté de mars 2017. Pourquoi un tel laps de temps ? Tout simplement à cause d’un désaccord entre la CNRACL et la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). Cette dernière n’a pas souhaité, en mars 2017, co-signer ce rapport, bien que deux représentants de la DGSCGC aient participé au groupe de travail. « La direction générale n’a pas souhaité que ce document soit publié en l’état, explique Michaël Bernier, porte parole de la DGSCGC car ce rapport manquait de bases et d’appuis scientifiques. »

Certes, le rapport n’est pas le fruit d’une étude à part entière, mais se base sur un ensemble bibliographique de travaux réalisés, pour la plupart, auprès de sapeurs-pompiers à l’étranger (USA, Canada, Suède,…). Ces derniers démontrent néanmoins clairement un lien entre l’activité de sapeur-pompier et l’apparition de cancers. Mais les conditions de réalisation de ces études laissent certains dubitatif. « Peut-on comparer l’exposition aux fumées d’un pompier américain qui ne fait que du feu à un pompier français dont l’activité principale est le secours à victime ? », s’interroge dans un SDIS du centre de la France un responsable de CHSCT. La question se pose d’ailleurs en bien d’autres lieux. Tenues d’intervention, conditions d’emploi, techniques et sollicitations opérationnelles peuvent énormément varier d’un pays à l’autre. Rappelons néanmoins qu’en 2007, le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l’activité de lutte contre l’incendie comme « potentiellement cancérigène » pour l’homme.

« Les risques sont clairement avérés, affirme Sébastien Bouvier, expert auprès de la commission prévention de la CNRACL, et chargé de mission pour la CFDT-interco au titre des SDIS. Nous regrettons le peu d’intérêt que la DGSCGC portait à ce rapport. C’est pourquoi nous avons pris la décision de le rendre public. » Jacques Donzel-Gargand, secrétaire du CHSCT du SDIS 74 et syndicaliste CFDT ajoute : « nous en sommes encore à penser que le métier de pompier, c’est “Sauver ou périr“. Ils n’ont pas encore compris en haut-lieu que l’on pouvait “sauver sans périr“. Imaginez que certains de nos cadres pensent encore que la cagoule de feu filtre les fumées ! Je regrette que les choses soient minimisées par les directions des SDIS, à cause d’un manque de directive nationale. » 

 

 

Un rapport qui préoccupe

 

Malgré certaines réticences à accepter telles quelles les conclusions de ce rapport, ce document a tout de même été pris en considération par les autorités, surtout depuis qu’il a été rendu public.  « C’est un sujet qui préoccupe très clairement la DGSCGC dans la mesure où il s’agit de la sécurité des intervenants, affirme Michaël Bernier. L’inspection générale de la Sécurité civile a chargé un de ses agents de suivre ce dossier de très près. Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’il y a écrit dans ce rapport. » Le ministre de l’Intérieur a ainsi saisi son homologue de la Santé afin qu’une expertise médicale et scientifique soit réalisée. La réponse ne devrait pas se faire attendre, dit on…

D’ici là, la DGSCGC a entamé une démarche préventive basée sur trois axes. Le premier consiste à diffuser, dans un futur immédiat, une note à l’attention des directeurs de SDIS afin de préconiser des mesures de prévention qui peuvent être mises en place rapidement. « Ce sont des mesures de bon sens, affirme le porte-parole de la DGSCGC. La “DG” n’a d’ailleurs pas attendu pour diffuser ces objectifs. Elle l’avait fait dès la sortie du rapport en mars. Là, elle va les formaliser. »  Le second axe vise à rédiger une plaquette de communication avec des mesures complémentaires à mettre en place. Actuellement en cours d’expertise pour s’assurer de leur réel impact, ces mesures devraient être officialisées au 1er trimestre 2018. Enfin, une fois que l’expertise de la Santé aura été réalisée, la DGSCGC prendra des mesures réglementaires et normatives. A l’heure actuelle, aucune échéance n’est encore annoncée.

 

Dépasser le stéréotype du pompier invincible !

Dr Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

Ce rapport est une synthèse d’éléments que nous connaissions déjà. Il n’y a pas de nouvelles données à proprement parler. Il se base sur des études antérieures, dont un certain nombre issues d’Amérique du Nord. Or, on ne sait pas si ces résultats peuvent être extrapolés en France car ce ne sont pas les mêmes pratiques, les mêmes expositions, les mêmes matériaux qui brûlent. Les populations non plus ne sont pas les mêmes. Cependant, le fait qu’il n’y ait pas d’éléments nouveaux ne veut pas dire qu’il n’y a pas de sujet. Il existe clairement sur le terrain des pratiques trop légères qui consistent à penser qu’être pompier, c’est « bouffer de la fumée ». Sans être alarmiste, la Fédération engage donc à être très attentif à ces problématiques car la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail des sapeurs-pompiers doivent être une réelle préoccupation. C’est ce regard novateur que ce rapport amène qui est intéressant car il faut dépasser le stéréotype du pompier invincible.

 

Un problème de culture… et de coût

 

« Le problème, c’est que le sapeur-pompier n’a aucune information sur les risques qu’il encoure en dehors de sa mission de lutte contre le feu, explique Jacques Donzel-Gargand, secrétaire du CHSCT du SDIS 74. Pour le danger à l’instant T, il n’y a pas de problème, le SP est bien équipé et protégé et il connaît les risques liés à sa mission. Mais il n’y a aucune préoccupation concernant l’après intervention. Il faut arrêter de penser que le pompier est un super-héros ! »

La culture de la prévention et de la santé et sécurité au travail est en effet le parent pauvre chez les sapeurs-pompiers. « Il va falloir rentrer dans la tête des COS (commandant d’opération de secours) qu’un ARI ne s’enlève pas lors de la phase de déblai, peut on entendre dans les CHSCT. Ca va grogner, mais il faut que ça rentre. » Quant aux autres propositions exprimées dans le rapport, il est clair que nombre d’entre elles vont coûter une somme d’argent non négligeable et amputer sensiblement le budget des SDIS. D’où les expertises réalisées actuellement par la DGSCGC pour connaître leur réel impact et s’assurer que l’investissement est justifié. Comme le dit l’adage, la sécurité n’a pas de prix, mais elle a un coût…

Cette question du coût, même si elle n’est encore officiellement que très peu abordée, est une réelle source d’inquiétude – et peut être un frein – pour les financeurs et les directeurs de SDIS. L’Association nationale des directeurs et directeurs adjoints des services d’incendie et de secours (ANDSIS) n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. On ne peut ignorer non plus que la plupart des études sérieuses réalisées dans les autres pays ont été faites suite à des nécessités d’indemnisation des victimes. Si demain le lien entre activité professionnelle du sapeur-pompier et apparition de cancers était clairement démontré en France, la question de l’indemnisation devra sûrement se poser. « Nous n’avons pas mené ce travail pour faire reconnaître une quelconque maladie professionnelle, assure Sébastien Bouvier, expert auprès de la commission prévention de la CNRACL. Nous avons engagé ces mesures préventives pour justement éviter, en amont, le développement de ces maladies. »

Embrasement généralisé ou feu de paille, ce rapport a en tout cas permis de pointer du doigt une véritable problématique et de modifier le regard que l’on portait jusque là sur ceux qui, dévoués à protéger la vie des autres, ont trop tendance à oublier la leur.

 

Le cas parisien

Au sein de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), « on ne découvre pas le sujet », annonce le lieutenant-colonel Gabriel Plus, chargé de communication. Ce qui n’empêche pas de prendre « très au sérieux » les alertes contenues dans ce rapport. « Le travail croisé dans le domaine SST a déjà motivé depuis plusieurs années la mise en place d’un certain nombre de mesures concrètes de précaution complémentaires en termes d’effets de protection (études sur les EPI favorisant la rotation des nettoyages après leur port lors d’intervention pour feu, gestion des effets, port de l’ARI), en terme d’organisation (officier sécurité, soutien sanitaire opérationnel sur les lieux, suivi du personnel) ou en terme de procédures opérationnelles (dès la formation du personnel, emploi de la ventilation opérationnelle, relève du personnel, remise en condition). Nous nous inscrivons dans une démarche d’amélioration continue en s’appuyant sur des groupes de travail ad ‘hoc pluridisciplinaires et interministériels, sur l’exploitation d’études scientifiques en cours (LCPP, CRAMIF) et ce, en coordination avec la DGSCGC. »

 

Sylvain Ley  Secours Mag 28 SEPTEMBRE 2017

Les infirmiers de sapeurs-pompiers professionnels constituent un cadre d’emplois d’officiers

 de sapeurs-pompiers professionnels (SPP) de catégorie A. Ils se répartissent désormais en 2 grades: infirmier de SPP, avec une classe normale et une classe supérieure, et infirmier de SPP hors classe.

Missions de l’infirmier de sapeurs-pompiers professionnels

L’infirmier de sapeurs-pompiers professionnels participe aux missions du service de santé et de secours médical, au sein d’un service départemental d’incendie et de secours(Sdis). Il est soumis aux règles professionnelles des infirmiers fixées par  le code de la santé publique (profession réglementée).

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Les fumées d’incendies sont dangereuses pour les sapeurs-pompiers, tant de manière directe (intoxications, asphyxies) qu’indirecte (développement
de cancers à plus ou moins long terme).

En 2007, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé l’activité de lutte contre l’incendie sur la liste 2B1, c’est à dire potentiellement cancérogène pour l’homme.

Depuis plusieurs années, différentes études internationales (Américaine, Canadienne, Australienne) démontrent tous ces risques. Certains pays ont même reconnu en tant que maladie professionnelle certaines pathologies et cancers en lien avec l’activité de sapeur-pompier (Canada, loi Zadroga aux USA).

En Europe, quelques pays s’en sont inquiétés (Belgique, Suisse, Pays Bas, Suède) et ont conjointement mis en place avec les représentants de l’Etat, des collectivités et des pompiers, des mesures de prévention afin de réduire les expositions des sapeurs-pompiers face à la contamination due aux fumées et à leurs particules.

La Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP) a publié en 2012 le rapport « La santé et la sécurité des hommes du feu » qui aborde les risques d’intoxication, d’asphyxie, de contamination et de cancers pour les pompiers.

En France, après des tentatives d’alerte auprès de la Sécurité civile restées vaines, la CFDT et la CGT ont conjointement pu obtenir en 2015, la création d’un groupe de travail piloté par le FNP (Fond National de Prévention) de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales).

L’objectif de ce groupe était de prendre en compte les signaux d’alerte internationaux (enquêtes épidémiologiques…) afin d’établir des recommandations préventives face aux risques de contamination à court, moyen et long terme pour l’ensemble des agents des SDIS (sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, ainsi que les personnels administratifs et techniques).

De plus, un risque majeur de non protection des voies respiratoires des pompiers lors des feux d’espaces naturels et de forêt a été identifié et a
conduit à une expertise par un laboratoire, le CEREN (Centre d’Essais et de Recherche de l’Entente) :

  • Juin 2016 : premier rapport scientifique et technique « La prévention des effets des fumées sur des sapeurs-pompiers en France » ;
  • Mars 2017 : rapport final « impacts et prévention des risques relatifs aux fumées d’incendies pour les sapeurs-pompiers »,
  • Novembre 2017 : résultats du CEREN.

A notre grand désarroi, la Sécurité civile ne prête guère attention à ces rapports, arguant même « qu’ils ne s ‘appuient sur aucune donnée
scientifique » alors que leurs représentants étaient membres du groupe de travail.
Notons ici que la DGSCGC (Direction Générale de la Sécurité et de la Gestion des Crises) n’est pas l’employeur public direct des pompiers de
France et que sa responsabilité sur ce sujet n’en serait dès lors que toute relative.
Responsabilité dont les SDIS (Service Départementaux d’Incendie et de Secours) à contrario, ne peuvent s’affranchir quant aux moyens devant
être mis en oeuvre pour préserver la santé et la sécurité des agents (pompiers professionnels, volontaires et agents administratifs et techniques) au sein de leur collectivité.

La CFDT a ainsi fait le choix de communiquer le rapport pour que l’ensemble des personnels des SDIS se saisissent des préconisations du rapport final au travers de leurs CHSCT (Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail) et CCDSPV (Comité Consultatif Départemental des Sapeurs Pompiers Volontaires, faisant office de CHSCT pour les pompiers volontaires) locaux.

Les fumées d’incendies sont dangereuses pour les pompiers. Serait-ce une réalité cachée ? 0.00 KB 6 downloads

Les fumées d’incendies sont dangereuses pour les sapeurs-pompiers, tant de manière...

Rapport CNRACL - Dangerosité des fumées chez les sapeurs-pompiers 0.00 KB 3 downloads

Impacts et prévention des risques relatifs aux fumées d’incendie pour les sapeurs-pompiers. Les...

 

Un rapport, révélé par le quotidien La Provence et que l’AFP a pu consulter vendredi, fait état d’une surmortalité par cancer chez les pompiers, et pointe le rôle des fumées toxiques auxquelles ils sont exposés lors des incendies.

Après lecture de ce rapport, le ministre de l’Intérieur a décidé de saisir son homologue de la Santé pour que puissent être réalisées des expertises médicales et scientifiques sur les conséquences de ces fumées sur les pompiers, selon un porte-parole de la Sécurité civile.

«Le directeur général de la Sécurité civile a décidé sans attendre d’envoyer une note aux directeurs départementaux pour que soient mises en œuvre des mesures de prévention», a poursuivi ce porte-parole, ajoutant qu’une plaquette serait éditée en janvier.

Une fois que le ministère de l’Intérieur aura les conclusions du rapport réalisé par les services de l’Etat, «des mesures concrètes et réglementaires seront prises».

Commandé par la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), le rapport évalue «l’exposition des sapeurs-pompiers aux fumées et à leurs contaminants lors des incendies».

Le groupe de travail souligne le fait que les jeunes pompiers sont dans «un excellent état de santé initial», en raison du «mode de recrutement», mais qu’en vieillissant ils ne jouissent plus de la «sous-mortalité» qu’ils avaient auparavant.

Il met en exergue une «surmortalité modérée pour certains types de cancers»: «sur 732 tumeurs malignes, le cancer broncho-pulmonaire était la localisation la plus fréquente (25%), suivi par les cancers de la lèvre-cavité buccale-pharynx (9 %), les cancers du foie et des voies biliaires intra-hépatiques (6%), du pancréas (6%) et des tissus lymphatiques et hématopoïétiques (6%)».

Enfin, «outre les intoxications aiguës connues» comme l’intoxication au monoxyde de carbone et l’asphyxie, d’autres pathologies ont été mises au jour «souvent sous des formes invalidantes ou graves et après bien des années: les troubles et maladies cardio-vasculaires, les pneumopathies et les cancers».

Le rapport conseille, parmi de nombreuses mesures, d’«intégrer les risques de contamination lors de la conception des centres d’incendie et de secours, des centres de formation, des engins, des matériels et des équipements».

Source de l’article : Libération

Les syndicats ont rencontré leur direction mardi. Mais ils sont déçus du résultat. Une banderole et des palettes ont été installées au CSP Saint-Brieuc ce mercredi matin.

La tension monte chez les SP costarmoricains. Leurs syndicats ont appris, lors d’une réunion la semaine dernière, que leur direction envisageait de réduire le nombre de gardes la nuit, dans tous les centres mixtes (professionnels et volontaires) des Côtes-d’Armor. Alors qu’eux réclament la création de postes.

Ce mercredi matin, les SP de Saint-Brieuc ont tiré une grande banderole noire sur leurs bâtiments. « Secours en danger », peut-on y lire. Des palettes ont été entassées en plein milieu de la cour de la caserne, tel un piquet de grève.

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