Un automobiliste, victime d’un accident à Étuz (70) jeudi soir, a été secouru in extremis par un pompier volontaire du Doubs qui passait par là. Ce dernier, âgé de 27 ans, a couru vers la victime pour l’extraire de son véhicule en feu.

Xavier Deforet est volontaire depuis 2010. « J’ai toujours été attiré par ce métier. À 18 ans, je me suis installé à Levier à côté de la caserne. J’étais intrigué par les manœuvres. Je suis devenu volontaire deux ans après. » Photo DR

C’est un cas de figure à vous convaincre à tout jamais que, oui, le hasard fait bien les choses… Quelle probabilité pour qu’une personne formée et entraînée assiste en direct à un accident pour se porter au secours de la victime ? « Mon chef de centre m’a dit que si ce genre de choses arrivait à deux pompiers, ce serait déjà énorme ! », témoigne Xavier Deforet, pompier volontaire au centre de Pouilley-les-Vignes, dans le Doubs.

Jeudi soir, le destin a voulu que l’homme de 27 ans circule entre Étuz et Chambornay-lès-Pin, en Haute-Saône, et croise la route d’un automobiliste qui allait bientôt avoir grandement besoin de lui.

Un garrot avec un lacet et un stylo

Xavier Deforet rentrait chez lui après une soirée chez des amis, à Chaux-la-Lotière. Devant lui, son épouse circulait à bord de l’autre voiture familiale. « Je l’avais rejointe chez nos amis après le travail », raconte le chef boucher dans la grande distribution, pompier volontaire depuis sept ans. Vers 23 h 45, dans un virage, son épouse, puis Xavier, ont croisé une voiture dont la trajectoire semblait incertaine. Après deux manœuvres pour tenter de se remettre dans sa voie, la voiture finit par traverser la chaussée, derrière le véhicule du pompier. « Elle est montée dans le talus. Dans mes rétros, je l’ai vu partir en tonneaux, et s’embraser en l’air. »

Immédiatement, le pompier fait des appels de phare à son épouse avant de faire demi-tour brusquement. « J’ai appelé les pompiers, puis couru vers la voiture. »

Le véhicule accidenté a terminé sa course sur le toit. « Elle penchait vers l’avant, et les fenêtres étaient brisées. Tout l’avant était en feu, et les flammes commençaient à lécher l’habitacle. L’essence commençait à se répandre. J’ai vraiment pensé que ça pouvait exploser. » L’automobiliste, un jeune homme, était coincé dans la voiture, mais conscient. « Sa ceinture de sécurité le retenait. Je lui ai dit qu’il ne fallait pas qu’on traîne. Je lui ai demandé de se détacher. En le faisant, il a basculé côté passager et a pu commencer à s’extraire par la fenêtre. »

Le pompier l’a tout de suite rejoint de l’autre côté pour l’aider à sortir. « Je l’ai conduit derrière mon véhicule pour lui faire les premiers soins en sécurité. Il présentait une importante hémorragie à la main, je lui ai posé un garrot avec un lacet et un stylo, même si ça ne se fait pas trop en règle générale. »

La jeune victime sera finalement transportée vers l’hôpital de Besançon dans un état grave, mais en vie. « Il était dans une situation plus que délicate. Je lui ai dit qu’il pouvait aller brûler un cierge. Je n’ai pas forcément mesuré le danger sur le moment, je crois. Mon épouse, qui a assisté à la scène, m’a pas mal houspillé ! »

Au sein du corps départemental des pompiers, la nouvelle a rapidement tourné depuis vendredi. « Je ne veux pas une médaille pour ça, même si c’est un honneur. Je suis content de ce que j’ai fait, mais on est là pour ça… »

Laurie MARSOT

Vendredi 05 mai 2017 à 10h30 les représentant du personnel (CFDT, FO-SNSPP et Avenir-Secours) ont été reçu, par le chef de groupement du personnel (Cdt Vidal E.) accompagné de Mme Josette Tuffet, afin de nous présenter le nouveau dispositif concernant les chèques déjeuner.

Pour la CFDT : Adc Jacques Donzel-Gargand et Mme Stéphanie Charton

Pour FO-Snspp : Sch Romain Bernard

Pour Avenir-Secours : Cdt Xavier Lallemand

Jusqu'au 31 décembre 2017 rien ne change, ce sera le COS qui assurera la réception des commandes et la distribution des titres restaurant.

A compter du 1er janvier 2018, c'est le pole RH qui assurera cette tache, législation oblige à voir ici.

Ce que cela va nous apporter : 

Le choix entre la version:

papier : 

électronique: 

Des changements sont à prévoir concernant les commandes et surtout le contrôle sur le nombre de titres comandés en fonction des jours travaillés.

Une deuxième réunion devrait avoir lieu le 30 mai 2017 afin de connaitre l'évolution de la valeur facial et de la part employeur.

Sachez que la CFDT demande à ce qu'il n'y ai aucune perte de pouvoir d'achat pour TOUS les agents.

Bon à savoir : 

Jours d’utilisation

les Chèque Déjeuner peuvent être utilisés du lundi au samedi, le midi et/ou le soir. Les salariés travaillant les dimanches et jours fériés peuvent également utiliser leurs Chèque Déjeuner pendant ces jours, suite à l’accord de leur employeur.

Montant

jusqu'à 19€/jour.

Réseau d’acceptation

les Chèque Déjeuner sont utilisables dans un large réseau d'acceptation composé des commerçants affiliés à la CNTR (Commission Nationale des Titres-Restaurant) soit plus de 180 000 à travers le territoire, DROM COM compris*.

Validité

la version papier est utilisable du 1er décembre N-1 jusqu’au 31 janvier N+1**. La version dématérialisée est, quant à elle, valable du 1er janvier N** au 29 février N+1. Les titres non utilisés en fin de période peuvent faire l'objet d'une demande d'échange des utilisateurs, jusqu'au 15/03/N+1, auprès de leur employeur.

*Pour les cartes, il s’agit des établissements disposants d’un terminal électronique et ayant adhéré au dispositif Chèque Déjeuner.
** « N » étant l’année de référence du millésime

Des milliers de soldats du feu venus de toute la France ont manifesté ce mardi dans la capitale pour dénoncer le manque d'effectifs et de moyens alors que le nombre d'interventions augmente.

Sirènes, fumigènes et pétards. Ce mardi, l’atmosphère place la République à Paris est bruyante. Les sapeurs pompiers professionnels qui manifestent veulent avoir un écho dans toute la capitale. A l’appel de sept syndicats, ces agents des services départementaux d’incendie et de secours sont venus de toute la France pour battre le pavé jusqu’à la place de la Nation. Ces 4 000 pompiers relevant de la fonction publique territoriale protestent contre le manque d’effectifs et les baisses de budget, alors que le nombre d’interventions grimpe en flèche. Témoignages.

«Je suis inquiet pour la fonction publique»

Kévin, 39 ans, est pompier depuis vingt ans dans une caserne de la Moselle. Il est membre de la CFDT.

«En vingt ans, j’ai vu les conditions de travail se détériorer à cause d’un manque de recrutement, et une augmentation de la charge opérationnelle. Le déficit d’embauches de pompiers professionnels a une influence sur la qualité du service rendu. Non pas que les volontaires fassent un mauvais travail, bien au contraire. Mais ce système du volontariat s’essouffle dans la mesure où il est de plus en plus difficile de concilier deux emplois alors qu’on demande à ces personnes de faire la même chose qu’un professionnel. Le système ne peut pas perdurer car il y a une fuite du volontariat.

«Cette question d’effectifs est justement le cœur de notre manifestation. Dans un centre de secours de Metz, il y avait 43 personnes de garde par jour en 2002 pour 12 000 interventions. Aujourd’hui, ce sont 33 personnes pour 17 000 interventions. Où sont les dix autres ? Cela a un impact dramatique sur notre quotidien car pour faire partir un fourgon, il faut parfois faire appel à deux autres centres de secours afin de compléter un véhicule qui compte six places. On perd un temps précieux par manque de moyens.

«En plus, on précarise l’emploi en privilégiant les services civiques et les emplois d’avenir qui n’ont que trois semaines de formation. Ce sont des jeunes que l’on utilise avec des demi-salaires. C’est lamentable ! Et je suis encore plus en colère quand je vois qu’un candidat (François Fillon) annonce qu’il va supprimer 500 000 fonctionnaires. Nous, pompiers, on ne peut pas se sentir bien. Et je pense aussi à nos collègues des hôpitaux et tous ceux du service public. Je suis inquiet pour la fonction publique avec cette droite qui s’est droitisée.»

«Nous sommes au cœur de la détresse sociale»

Mathieu, 34 ans, est pompier depuis quinze ans dans une caserne d’Ille-et-Vilaine. Il est membre de la CGT.

«Il y a de plus en plus de pression et de tension dans les casernes car les pompiers sont de plus en plus mobilisés. Nous sommes au cœur de la détresse sociale puisque cela représente 80% de nos interventions. Nous sommes le baromètre de la misère sociale en France, et il n’est pas bon. Ce sont des problèmes qui dépassent le seul cas des pompiers. Mais cette déchéance, nous sommes les premiers à la voir. Quand une société va bien, les interventions des pompiers n’augmentent pas. Et c’est tout l’inverse qui se passe.

«Nous nous battons aujourd’hui pour dénoncer la dégradation du service public car à force de faire des efforts comme la diminution des effectifs de nuit, notre service de secours est en danger.»

«En colère contre nos élus»

Christophe, 40 ans, occupe un poste administratif au SDIS du Nord-Pas-de-Calais depuis treize ans. Il est membre de la CFTC.

«Le budget des SDIS devient de plus en plus la variable d’ajustement des politiques. Nous ne demandons pas une augmentation des salaires mais davantage de moyens pour assurer la sécurité des citoyens.

«Je suis en colère contre nos élus qui viennent aux cérémonies pour bénéficier du capital sympathie des pompiers mais qui rechignent à financer une simple échelle.

«Depuis deux, trois ans, les départements coupent les budgets des Sdis alors que dans de nombreux endroits nous sommes le dernier service public de proximité. L’Etat a décidé de diminuer les dotations accordées aux collectivités territoriales et cela nous impact directement ! Il faut savoir que nous sommes au quotidien avec les personnes qui souffrent. Les politiques, eux, ne le sont pas ! Le service public ça se finance et c’est ce qu’on veut rappeler aux différents candidats à l’élection présidentielle.»

«Les burn-out deviennent monnaie courante»

Olivier, 49 ans, est pompier depuis vingt-six ans dans une caserne de la Nièvre. Il est membre du syndicat Solidaires.

«Avant, il y avait quatre pompiers dans chaque ambulance, maintenant c’est trois et bientôt ça va être deux.  Nous avons à nous déplacer de plus en plus pour des interventions non urgentes. Ça tire sur le personnel !

«Récemment, il y a aussi eu la "directive attentat" qui nous oblige à acheter des gilets pare-balles et des casques antibalistiques. Ce sont des dépenses en plus que les départements ont du mal à supporter. En plus de cela, nous avons été exclus du pacte de sécurité. C’est injuste et absurde car nous avons été en première ligne pendant les attentats. [Ce pacte de sécurité promulgué après les attentats du 13 Novembre prévoyait la création de 5 000 postes pour la sécurité et la justice avant 2017, ndlr]

«Il y a aussi un problème de management, avec des directeurs qui manquent de communication. Les dépressions, les burn-out deviennent monnaie courante chez les pompiers. Un membre de mon équipe, qui a 52 ans a craqué et il ne dort plus. Jamais j’aurais pu penser que cela puisse lui arriver car il n’a jamais eu de problème avant. On craque tous… On ne prend pas en compte les gens sur le terrain. C’est la dictature du budget alors que notre métier ne doit pas être lié à des questions de chiffres.

«Avec tout ça, quand j’entends Fillon qui veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et Macron qui veut augmenter l’âge de départ à la retraite, ça me met en colère. Je ne sais même pas pour qui je vais voter…»

«Parfois 25 interventions en vingt-quatre heures»

Guillaume, 35 ans, est pompier depuis quatorze ans dans une caserne de la Drôme. Il est membre de la Fédération Autonome.

«Le déroulé de carrière devient extrêmement difficile, avec des points de passage et des concours (pour évoluer en grades) qui sont bloqués, car il y a peu de places. La faute à une réforme de la filière sapeur-pompier en 2012, qui prévoit qu’une personne qui ne monte pas en grade avant 2019 doit redescendre. Tout le monde veut donc passer à un grade supérieur pour ne pas perdre son pouvoir d’achat. C’est une situation ridicule. Pour la reconnaissance et la motivation des pompiers, ce n’est pas terrible.

«Une autre chose me semble complètement injuste et absurde : en tant que fonctionnaires territoriaux, notre métier n’est pas reconnu comme étant "à risque", donc on "surcotise" pour pouvoir partir à la retraite un peu plus tôt que les autres, soit à 57 ans. Ce dispositif devait pourtant s’arrêter en 2003. Avec tout cet argent, nous pourrions embaucher des pompiers supplémentaires !

Quand on travaille vingt-quatre heures d’affilée payées dix-sept, cela a aussi un impact sur la santé. Les pompiers meurent plus tôt avec notamment des cancers dus à des fumées toxiques. Nous sommes exposés à des maladies professionnelles, du stress constamment. Parfois, nous faisons 25 interventions en vingt-quatre heures !»

«Ce qui nous sauve, c’est que nous aimons notre métier»

François, 38 ans, est pompier depuis quatorze ans dans une caserne des Pyrénées-Atlantiques. Il est membre de l’Unsa.

«C’est une profession appréciée par les populations mais qui n’est pas reconnue. Nous ne sommes que 41 000 sapeurs-pompiers professionnels en France. Aucun homme politique ne s’intéresse à nous !

«En plus, les départements essayent de remplacer les professionnels par des volontaires qui sont en fait des intérimaires du secours. Ils n’ont pas le même nombre d’heures de formation. Cela coûte moins cher de faire appel à eux, mais ils ne sont pas bénévoles pour autant.

«A Pau, le nombre d’interventions a considérablement augmenté et les effectifs ont même un peu diminué : dans les années 80, ils étaient 30 à être de garde pour 5 000 interventions. Nous sommes aujourd’hui 25 pour 11 000 interventions. Cette pression constante entraîne des suicides qui sont cachés par la hiérarchie. Il n’y a aucun suivi psychologique dans notre profession.

«Ce qui nous sauve, pour certains, c’est l’ambiance dans les casernes, le cadre de vie de la région dans laquelle nous travaillons et surtout le fait que nous aimons notre métier. Mais nous manquons de moyens pour le mener à bien.»

Tom Rossi photo Martin Colombet HansLucas pour Libération         

LE PLUS. Sept syndicats de sapeurs-pompiers ont appelé à faire grève et à manifester à Paris ce mardi 14 mars. Ils dénoncent notamment une baisse des effectifs et des budgets qui leurs sont alloués. Témoignage de l'un deux, Thierry Foltier, également représentant de la fédération CFDT-Interco Sapeurs-pompiers.

Sapeur-pompier depuis 1981, à Paris puis dans le Cher, je manifeste ce jour pour dénoncer nos conditions de travail, qui ne cessent de se dégrader.

Au quotidien, travailler décemment devient de plus en plus difficile. Nous nous demandons si les élus ont conscience de la tournure des événements. Nous ne subissons pas encore des burn-outs généralisés, comme dans les hôpitaux par exemple, mais de plus en plus de collègues craquent. Si cela continue, nous ne pourrons bientôt plus assurer nos missions.

Une baisse à la fois des budgets et des effectifs

Depuis le 12 décembre 2016, nous nous sommes réunis en intersyndicale pour recenser toutes les difficultés. Le constat est unanime : avec les politiques d’austérité, nous n’avons plus de réelles garanties de financement des services départementaux d’incendie et secours (SDIS). Les budgets alloués à ces derniers proviennent majoritairement des conseils départementaux, des intercommunalité et des communes. Or nous subissons, depuis les élections cantonales, à la fois une baisse des financements et des effectifs.

En parallèle, nous constatons une nette augmentation des interventions, ainsi qu’un vieillissement des matériels et une mutualisation de services dans de nombreux départements. Conséquences : des postes sont supprimés et départs à la retraite non remplacés. 

Dans mon département, nous avons eu dans un premier temps neuf postes gelés suite à des mouvements locaux. Seuls cinq ont été réouverts depuis.

Nous avons par ailleurs perdu pas mal de pompiers volontaires. Aujourd’hui, on les sollicite un peu plus, mais eux aussi commencent à en avoir marre. Les jeunes restent un an ou deux et partent quand ils trouvent un autre travail.

Tous ces éléments font que souffrons aujourd’hui d'un profond manque de reconnaissance et que nous ne sommes plus en mesure d’intervenir de manière efficace.

Des interventions qui se font dans l'insécurité

Il n’est pas rare, désormais, de voir des fourgons d’incendie partir avec quatre personnes à bord, alors que le mode opératoire que nous devons respecter nous impose d’être six. Lors d’un incendie, l’équipe doit en effet être composée d’un conducteur, d’un chef d’agrès et de deux binômes. Lorsqu’un binôme s’engage dans un appartement en feu, nous devons ainsi systématiquement disposer de ce que nous appelons un "binôme de sécurité", capable de prendre la relève. 

Or aujourd’hui, quand vous partez à quatre, il n’y a plus de binôme de sécurité pour le seconder si besoin. Cela peut, en conséquence, occasionner une mise en danger, à la fois pour les personnes secourues et les pompiers. Des collègues se sont déjà vraiment sentis en insécurité et partent presque la peur au ventre quand l’engin n’est pas complet.

Des permanences de 24 heures payées 16 heures

Nous travaillons de nuit, le week-end, les jours fériés, dans des conditions déjà pas évidentes. À titre d’exemple, nous pouvons être à disposition de notre employeur pendant 24 heures continues mais n’être payés que 16-18 heures en fonction des départements. De ce point de vue-là, c’est l’anarchie.

Une journée type commence pour nous à 7h. Jusqu’à 8h, nous vérifions le matériel, puis de 8h à 9h30, nous faisons du sport obligatoire. Nous reprenons à 10h avec la manœuvre de la garde : nous répétons les gestes de secourisme, de sauvetage… À 14h, nous réalisons des rapports et des tâches au niveau des casernes, et ce jusqu’à 17h30.

À 17h30 débute notre deuxième journée : nous assurons alors des interventions jusqu’au lendemain matin. Même si chaque permanence de 24 heures est suivie d’un repos équivalent, nous dépassons souvent largement les 2256 heures réglementaires de travail par an.

Aujourd’hui, nous demandons simplement les moyens, humains et financiers, d’assurer nos missions correctement.

Par 
Sapeur-pompier

 

Communiqué du 25 février 2017

Le 14 mars 2017 manifestation nationale d’ampleur à Paris à l’appel de sept organisations syndicales des SDIS de France.

Depuis le 12 décembre 2016, sept organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-­‐CGC-­‐AS, FA/SPP-­‐ PATS, CFTC-­‐SPASDIS, SUD, UNSA-­‐SDIS) construisent un front uni dans le seul intérêt des agents des SDIS, SPP comme PATS.

Les diverses réunions ont mis en avant la nécessaire et indispensable remise en cause des politiques départementales menées avec suffisance par les responsables politiques locaux soutenue par l’indifférence de nos gouvernants.

Toutes  nos  revendications  légitimes  communes  doivent  être  portées  sur  Paris  avec détermination, par le plus grand nombre :

  • Contre les politiques d’austérité.
  • Pour une meilleure reconnaissance des agents des SIS
  • Contre la baisse des effectifs dans les SIS
  • Contre la précarisation des statuts des agents des SIS
  • Pour de meilleures perspectives de carrière des agents des SIS
  • Pour un véritable secours à personnes
  • Pour la garantie d’une retraite décente pour tous les agents des SIS
  • Pour la suppression de la surcotisation sur la prime de feu des sapeurs-­‐pompiers

Le 14 mars, soyons nombreux dans la rue pour voir aboutir nos revendications.

Grève et manifestation du 14 mars 2017 à Paris 1.32 MB 116 downloads

Le 14 mars 2017 manifestation nationale d’ampleur à Paris à...

« Les 8 organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP-PATS, CFTC-SPASDIS, SNSPP-PATS FO, SUD, UNSA-SDIS) ont construit, depuis le 12 décembre 2016, un front uni dans le seul intérêt des agents, SPP comme PATS ». Voici le début du communiqué du 20 février dernier dans lequel nous nous réjouissions d’une position commune malgré nos divergences syndicales parfois très anciennes.

Nous construisons une unité historique dans le seul intérêt des agents des SDIS de France.

Au cours des différentes réunions, toutes les organisations syndicales, dont le SNSPP-­‐FO, ont eu toute latitude pour s’exprimer. Le cahier revendicatif, diffusé dans notre appel à manifester le 14 mars, en était la traduction consensuelle des décisions inscrites dans le compte-­‐rendu de la réunion du 26 janvier rédigé par un représentant du SNSPP-­‐FO.

Et pourtant… malgré ces réunions, malgré la liberté de parole laissée à tous les acteurs de cette intersyndicale et malgré la position unitaire pour notre grand rassemblement parisien, le président du SNSPP-FO, sous des prétextes futiles, quitte ce mouvement unitaire. Il décide de ne pas appeler ses adhérents à manifester. Au regard de la situation préoccupante des SDIS et de leurs agents, cette décision est incompréhensible.

Nous sommes navrés pour les adhérents de cette organisation syndicale de l’attitude de leur porte-paroles mais heureux de constater que de nombreuses sections SNSPP-FO maintiennent leur participation à l’action du 14 mars.

Ils ont raison et sont les bienvenus !

Unis plus que jamais, CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP-PATS, CFTC-­‐SPASDIS, SUD et UNSA-

SDIS porteront les revendications des SPP et PATS de France.

 

Syndiqués ou non-syndiqués, nous vous appelons TOUS à nous rejoindre le 14 mars prochain à Paris.

Les 8 organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-­‐CGC-­‐AS, FA/SPP-­‐PATS, CFTC-­‐SPASDIS, SNSPP-­‐ PATS FO, SUD, UNSA-­‐SDIS) ont construit, depuis le 12 décembre 2016, un front uni dans le seul intérêt des agents, SPP comme PATS.

Les diverses réunions ont mis en avant la nécessaire et indispensable remise en cause des politiques départementales menées avec suffisance par les responsables politiques locaux soutenue par l’indifférence de nos gouvernants.

Toutes nos revendications légitimes communes doivent être portées sur Paris avec détermination, par le plus grand nombre :

 

  • Contre les politiques d’austérité.
  • Pour une meilleure reconnaissance des agents des SIS
  • Contre la baisse des effectifs dans les SIS
  • Contre la précarisation des statuts des agents des SIS
  • Pour de meilleures perspectives de carrière des agents des SIS
  • Pour un véritable secours à personnes
  • Pour la garantie d’une retraite décente pour tous les agents des SIS
  • Pour la suppression de la surcotisation sur la prime de feu des sapeurs-­‐pompiers

 

Le 14 mars, soyons nombreux dans la rue pour voir aboutir nos revendications.

Après la rencontre bilatérale avec Bernard Cazeneuve courant octobre, La CFDT a participé à la rencontre entre le ministre de l’intérieur Bruno Leroux et les organisations syndicales représentatives le mardi 3 janvier 2017.

Communiqué suite à la Rencontre avec le ministre de l’intérieur 535.36 KB 29 downloads

Après la rencontre bilatérale avec Bernard Cazeneuve courant octobre, La CFDT a...

Cette rencontre a permis à la CFDT d’aborder les sujets suivants :

  • Difficultés financières des SDIS :

La baisse des dotations de l’état, la participation des communes bloquées depuis 2002 sont des éléments qui engendrent des restrictions financières dans les SDIS. Ce sont les emplois qui deviennent menacés et donc la réponse au service public.
Face à cela, trop de SDIS utilisent les SPV comme variable d’ajustement.

  • Application du protocole PPCR dans la filière pompier :

La CFDT a souhaité alerter sur les difficultés naissantes et conflictuelles qui apparaissent entre les SPP et les SPV. En effet, les taux de nomination sont plus favorables pour les SPV et engendrent des disparités dans les nominations et donc des frustrations.
Des fonctionnaires se voient leur carrière ralentie ou stoppée alors que des SPV plus jeunes accèdent aux grades de sergent et adjudant à cause également de certains quotas (celui des caporaux chefs).

  • Temps de travail des SPP :

La CFDT soulève les inégalités de temps de travail des SPP en France. Il n’y a pas de cohérence au regard de la directive Européenne sur le temps de travail et les CASDIS appliquent de manières différentes des taux d’équivalence sur la garde de 24h.

  • Travaux du Fonds National de Prévention :

Le FNP est en train de finaliser les travaux relatifs aux conditions de travail des pompiers face aux risques relatifs aux fumées d’incendie. Nous espérons que ce rapport bénéficiera d’un soutien remarqué et suivi de la part du ministère de l’intérieur.

  • Statut du sapeur pompier volontaire :

La CFDT alerte sur la sur sollicitation des SPV. Bien que l’État affiche que « l’astreinte, pour les SPV, doit être l’utilisation principale », ce n’est pas ce qu’appliquent les SDIS.
Le recours des pompiers volontaires belges à la Cour Européenne de Justice doit mettre en garde l’état Français qui se borne à ne vouloir rien voir.

  • CTA :

La CFDT rappelle que, dès la Mission d’Évaluation et de Contrôle de l’Assemblée Nationale en 2009, elle préconisait l’utilisation d’un numéro unique. Nous précisons au ministre que les plates formes communes sont surtout virtuelles. De plus, le dossier technique géré par la DGSCGC n’a pas apporté de solutions aux PATS qui travaillent dans ses salles opérationnelles.

Fin de Communiqué
Sébastien Bouvier, chargé de mission SDIS
Thierry Foltier

COMMUNIQUE

Le lundi 12 décembre 2016, les Organisations Syndicales des S.D.I.S (CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP- PATS, CFTC-SPA, SNSPPPATS-FO, SUD, UNSA) se sont réunies pour échanger sur les problématiques dans les S.D.I.S.
Un certain nombre de constats sont partagés par toutes les organisations syndicales.
Le premier acte partagé et engagé sera un courrier pour la suppression de la sur-cotisation et sur-contribution relative à la prime de feu de telle manière à recouvrer un pouvoir d’achat pour les SPP et à alléger les budgets des SDIS facilitant les négociations locales.
Le 5 janvier prochain une réunion est déjà programmée en vue de l’établissement d’une plate forme revendicative commune pour une éventuelle action début 2017.

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