Les syndicats ont rencontré leur direction mardi. Mais ils sont déçus du résultat. Une banderole et des palettes ont été installées au CSP Saint-Brieuc ce mercredi matin.

La tension monte chez les SP costarmoricains. Leurs syndicats ont appris, lors d’une réunion la semaine dernière, que leur direction envisageait de réduire le nombre de gardes la nuit, dans tous les centres mixtes (professionnels et volontaires) des Côtes-d’Armor. Alors qu’eux réclament la création de postes.

Ce mercredi matin, les SP de Saint-Brieuc ont tiré une grande banderole noire sur leurs bâtiments. « Secours en danger », peut-on y lire. Des palettes ont été entassées en plein milieu de la cour de la caserne, tel un piquet de grève.

Les SPV sous pression ?

Hier, lors d’une nouvelle réunion, la direction a proposé quelques aménagements. « Du pipi de chat », s’agace un costarmoricain. L’un de ses collègues briochins explique que les CS ont déjà du mal à remplir les gardes avec des volontaires.

« Volontaires, professionnels, officiers, tout le monde est en colère », poursuit le SP briochin. Un représentant syndical explique que ces aménagements « impliquent une pression supplémentaire chez les SPV ». Ils seraient amenés à faire des gardes dans les CS de 19 h à 22 h, puis des astreintes pour le reste de la nuit.

« Le bip sonne en cas d’intervention, ça signifie qu’un engin attend qu’il arrive pour partir. C’est une pression énorme pour lui, on a déjà vu des accidents. »

La direction du SDIS, que nous avions contacté en fin de semaine dernière, justifiait ces aménagements au niveau des postes par les statistiques des interventions, qui sont moins nombreuses la nuit. Argument rejeté en bloc par les syndicats : « La nuit, les interventions sont plus complexes et de plus grande ampleur. »

En tout, dans le département à compter de janvier 2018, il y aurait 19 SP de garde en moins chaque nuit. Le mouvement de grogne des SP dans les CS pourrait encore prendre de l’ampleur dans les prochaines semaines. Le projet de réorganisation est présenté en comité technique la semaine prochaine et au conseil d’administration du SDIS le 6 octobre.

 

Source de l’article: ouest-france